Casablanca :
Malgré son nom mythique, bien peu de touriste s'aventurent à Casablanca. La capitale économique du pays ne possède, a priori, aucun de ces monuments qui charment le visiteur. Elle semble trop moderne, trop bourdonnante.
Symbole du Maroc actuel, c' est ici que s'écrit une partie de l'avenir du royaume. Mais ce rôle de métropole du futur, Casablanca l'a toujours eu. Dans les années vingt , la ville blanche fut un formidable laboratoire d'urbanisme. Elle garde de cette époque l'un des plus beaux ensembles d'architecture Art déco que l'on puisse découvrir. Il suffit de lever les yeux pour apercevoir une coupole ornée de frises, ou un jeu aérien de colonnades. Dans le centre, le quartier d'Anfa, sur la corniche ou dans la médina des Habbous, la ville témoigne de ces rêves d'architectes.
Casablanca, ville consumériste entre toutes, s'est ornée de par la volonté de son roi d'un phare pour les croyant. La mosquée Hassan II, conçue par un architecte français, ne laisse la présence par la taille qu'à la Mecque, mais le raffinement de son intérieur la place au tout premier rang des grandes réalisations du monde musulman.
Découvrir Casablanca : les promenades
1-le centre ville.
Les amateur d'architecture Art déco y découvriront l'un des plus beaux ensembles des années 20. La médina, qui constitue la fin de cette promenade, présente peu d'intérêt et l'ambiance n'y est pas toujours très plaisante.
2-la corniche.
pres la visite de la mosquée Hassan II, on découvrira le coté balnéaire de la ville avec ses cafés au bord de l'océan, ainsi que l'étrange marabout de Sidi Abd er Rahman avant de revenir par Anfa, le quartier résidentiel.
3-vers le quartier des Habous.
Cette promenade vers un quartier créé de toutes pièces dans les années 20 séduira les amateurs d'architecture et d'urbanisme.
Vivre à Casablanca.
Casablanca est bruyante. A peine le feu est il au vert que toutes les voitures klaxonnent. La circulation y est d'ailleurs particulièrement dangereuse. Mais Casablanca est aussi une ville moderne et dynamique fort éloignée des clichés traditionnels du Maroc.
Casablanca mode d'emploi.
le centre, qui d'articule autour des places Mohammed V et des Nations unies, se visite à pied. Les autres promenades nécessitent l'utilisation d'un véhicule. Automobilistes et piétons, méfiez-vous de la circulation. On évitera, par exemple, les démarrages intempestifs aux feux verts, un feu rouge étant loin de vous prémunir d'un bus arrivant à toute vitesse.
Excursions à Casablanca :
Deux jours :
Un jour peut suffire pour avoir un bon aperçu de la ville. Mais les amateurs d'architecture y passeront avec plaisir un jour de plus.
1er jour : La matinée sera consacrée à la visite du centre ville puis de la mosquée Hasan II . On se rendra ensuite à la corniche ( Ain Daib), où l'on pourra voir le marabout de Sidi Abd er Rahman ( environ 3 km après Ain Diab). Retour par le quartier d'Anfa.
2e jour :Le matin, visite du quartier excentré des Habbous. puis déjeuner au port avant de poursuivre par l'ancienne médina et une visite approfondie du centre-ville.
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Casablanca dans l'histoire
Anfa.
Ce site, aujourd'hui quartier résidentiel à l'ouest de la ville, semble avoir été connu des Phéniciens dès le VI. il a pu être habité à une époque bien anterior, comme en témoignent plusieurs vestiges d'industrie paléolithique et l' "homme de Casablanca", découvert en 1955 dans la carrière de Sidi Abd er Rahman.
Le site prend le nom d'anfa avce l'occupation arabe devient la capitale du royaume berbère des Berghouta, d'obédience Kharidjites. Au XII le royaume est conquis par le sultan almohade Abd el Mou'men. Il conserve ses fonctions portuaires. El Idrissi géographe de Roger III de Sicile, cite Anfa comme escale de chargement de fret céréalier.
Des corsaire sur les côte portugaises.
Petite ville prospère, Anfa possède au XV. une flotte corsaire qui porte ka course sur les mers européennes, en particulier à Cadix et sur les côte portugaises. En 1468 l'infant don Ferdinand du Portugal à la tête d'une armada de 50 vaisseaux, mène une expédition punitive qui aboutit au sac d'Anfa. Quarante ans plus tard, les "fustes" des corsaires d'Anfa sont de nouveau actives, suscitant une nouvelle expédition punitive en 1515.
Casa Blanca, Dar El Beida.
Soixante ans plus tard les portugais,déjà bien implanté à Mazagan ( El Jadida ), investissent Anfa et la reconstruisent en la fortifiant sous le nom de Casa Branca. Anfa apparaît, jusqu'au milieu du XVIII, comme un avant poste militaire protégeant la route de Mazagan, harcelée par les incursions des tribus voisines. Les Portugais l'abandonnent après le tremblement de terre de 1755. Vers 1770, le sultan Sidi Mohammed ben Abdalla relève les ruines et lui attribuer le nom de Dar El Beida, traduction littérale du nom portugais "ville blanche".
Casablanca, Les principaux vestiges de la ville, en particulier la Grande Mosquée et le borj Sidi El Kairouani datent de l'époque de Mohammed III A la fin du XVIII, les marchands espagnols obtiennent l'autorisation de s'installer. ils adoptent le nom de la ville tout en le traduisant. Dar El Beida devient alors Casablanca. Mais on est encore loin de la ville de dimension internationale : en 1830, le comptoir ne compte que 600 habitants.
La naissance du port.
Le véritable essor de la cité,dont l'activité portuaire est inexistante pendant la premières décennies, remonte au milieu du XIX. l'accroissement de la demande européenne en produit céréalier et ne matière premières textiles conduit à l'installation de plusieurs négociants français à partir de 1850. Mais c'est l'Angleterre qui établit la première une représentation consulaire ne 1857, suivie par l'Espagne en 1861 et la France 1865. Favorisé par le développement de la navigation à vapeur, qui rend plus facile l'accès aux port en mer libre, Casablanca propose désormais des lignes régulières avec l'Europe. La population, de 8000 habitants en 1860, atteint 20000 habitants en 1907. Le port de Casablanca supplante Tanger et devient le plus important du Maroc.
L'arrivée des Français.
Dès le début du siècle, la croissance du trafic rend nécessaire la création d'une infrastructure portuaire moderne. Les travaux sont confies à une entreprise français en 1906. Un ans plus tard, des incidents sur le chantier aboutissent au massacre de neuf ouvriers et au blocus du consulat de France, Ils servent de prétexte à l'intervention militaire française
Lyautey et Henri Prost.
Le Résident général au Maroc (1912 - 1925 ) s'attache dès la fin de la première guerre mondiale à l'administration et à la mise en valeur du protectorat. il privilégie la croissance économique de Casablanca, qui devient le premier centre actif du Maroc. Avec l'architecte urbaniste Henri Prost, il décide des principales options de son développement urbain. Celui-ci connaît deux temps forts correspondant aux plans d'urbanisme de 1916 et de 1946. L'essor spectaculaire dès les années trente s'est poursuivi depuis l'Indépendance.
Casablanca aujourd'hui
Une ville jeune. Depuis ces année folles, Casablanca a grandi vite, trop vite. La bourgade de 20000 habitants du début du siècle n'a eu de cesse de se développer. Le dynamisme de la cité, l'individualisme des promoteurs et la spéculation foncière ont eu raison des principes édictés " Mosaïque d'agglomérations qui ont leurs visages particuliers, leur atmosphère spécifique, leurs moeurs et leurs figures pittoresques", dit Ahmed Sefrioui. L'image est juste, bien que traduisant poétiquement des contrastes qui peuvent se monter sous un jour plus cru. Ceux-ci se révèlent souvent violents entre les magasins de luxe du centre ville et les bidonvilles de banlieues interminables, entre l'homme d'affaires se frayant à grand coup de klaxon un passage au volent de sa Mercedes le mirage citadin, est venu grossir le monde des journaliers en quête d'aumône ou de travail. Entre rigorisme et modernité, entre occidentalité et islam, Casablanca synthétise les contradictions du royaume.
Casablanca ville dynamique.
Casablanca abrite aujourd'hui près d' un septième de la population marocaine et détient presque toutes les activités vitales du pays. Le développement du port et celui de la ville vont de pair. réceptrice des marchandise et matière première, elle attire à elle les principaux intérêt du pays et fournit la main d'ouvre pour les exploiter. Pépinière de cadre marocains et d'homme d'affaire étrangers, la ville est le siége des grandes banques, entreprise, société et offices économique du pays, ainsi que des principales firmes multinationales. Cette attraction provoque un déséquilibre par rapport au développement du reste du pays. Le gouvernement essaie en vain de limiter sur la région Casablanca les investissements économiques qui représentaient près de 50 % des ceux effectués dans tout l'état durant les année 80. En définitive, industries alimentaires, métallurgiques, chimiques et textiles, emplois du secteur commercial et tertiaire procurent, malgré le souci d'un chômage souvent trop lourd, du travail à une population qui détient les meilleurs benifices financiers du Maroc, mais paie en contrepartie plus de 50 % des impôts prélevés sur ceux-ci.






