Rabat :
Plus calme que Casablanca, Rabat est une cité agréable et aérée,ouverte sur l'océan. Derrière les remparts de la nécropole de Chellah, le caquètement de milliers d'oiseaux remplace le vrombissement des moteurs. Dans les ruelles fleuries de la kasba de Oudaïa, l'agitation citadine semble tout aussi lointaine.
La capitale du royaume, dépourvue de la moindre activité industrielle, n'est que la seconde ville du pays. Rabat possède cependant tous les attributs d'une capitale, du moins aux abords et le long de l'avenue Mohammed-V. Elle doit à Lyautey d'avoir été choisie comme centre administratif du pays, ce que rappelle la répartition des ministères au voisinage de l'ambassade de France. C'est en souvenir de cette période faste que le tombeau de Mohammed V, père de Hassan II et rénovateur de la souveraineté nationale, a été élevé symboliquement à côté de la tour Hassan, sur les ruines de la mosquée de ce lointain prédécesseur.
La visite de Rabat sera complétée par celle de son ancienne rivale. Salé, séparée seulement par l'estuaire du Bou Regreg aujourd'hui administrativement intégrée à la capitale.
Découvrir Rabat - Les promenades
1 - La médina de Rabat :
Cette très courte promenade mène à travers les quartiers commerçants où se trouvent la plupart des bazars. Elle permet surtout de rejoindre la kasba des Oudaïa.
2 - La kasba des Oudaïa et le musée des Oudaïa
On se promène avec plaisir dans le jardin andalou et les ruelles fleuries de cette ville préservée. On s'attarde à son café maure pour goûter la vue sur l'oued Bou Regreg et Salé avant de visiter le musée.
3 - La tour Hassan et le mausolée de Mohammed V.
Ce site mérite le détour pour le minaret de cette mosquée, élevée au XIIe s. et pour le tombeau du p d'Hassan II.
4 - La nécropole de Chellah.
lle forme l'un des sites les plus romantiques du Maroc. Dans ses jardins sauvages, le regard brasse la vallée de l'oued. Les cigognes claquettent sur les tours de nécropole et s' élancent au-dessus de l'antique Sala dont les ruines sont toujours fouillées.
5 - Le palais royal, le musée archéologique et la ville nouvelle. On passera devant le palais royal avant de se rendre au musée archéologique. Promenade enfin sur la commerçante avenue Mohammed V .
5- L'art marocain - Le musée
Oudaïa réunit un bel ensemble de costumes, bijoux, tapis,etc. , ancien et contemporains.
L'architecture almohade. La porte oudaia , Bab er Raouah et la tour Hassan en sont de superbes spécimens
6- Les souvenirs de l'Antiquité
Les vestiges romains de Chellah n'ont pas le pouvoir évocateur des ruines de Lixus et Volubilis mais le musée archéologique abrite une remarquable collection de bronzes.
7- Les fleurs et les jardins.
Si un concours était organisé au Maroc, Rabat recevrait le premier prix des fleuries. Les larges avenues qui traverse. la ville moderne, les petits jardin qui entourent les villas des quartiers résidentiels, le jardin de style andalou de la kasba des Oudaïa, la flore exubérante et semi sauvage de la nécropole de Chellah, enfin les magnifiques
jardins exotiques de Sidi Bouknadel contribuent à faire Rabat la ville des fleurs.
Vivre à Rabat
Rabat est une ville où il fait bon vivre, avec ses avenues, ses cafés, ses nombreux jardins et la mer toujours proche. Cité des ambassades et des ministères, Rabat compte beaucoup de fonctionnaires et ses habitants sont nettement moins stressés que ceux de Casablanca. Il s'en dégage une atmosphère presque provinciale, unique au Maroc.
Rabat mode d'emploi
Si l'on est pressé, on peut se rendre au mausolée de Chellah,
à la tour Hassan, à la kasba des Oudaïa et au musée archéologique. L'idéal si l'on dispose d'un jour est de laisser sa Voiture à l'hôtel. On pourra enchaîner les promenades à travers la ville nouvelle, la médina et la kasba des Oudaïa à pied, puis se rendre en taxi à la tour Hassan, au mausolée de Chellah et au musée archéologique avant de rentrer à pied vers le centre de la ville nouvelle. Cette solution évite de revenir sur ses pas.
Excursions à Rabat :
Une demi-journée :
Promenade en voiture vers la kasba des Oudaïa, dont on découvre la porte, le musée, le jardin et le café maure, puis on ira voir la tour Hassan et la nécropole de Chellah. On terminera avec le musée archéologique pour sa collection de bronzes de Volubilis.
Une journée :
e matin, visite de la médina et de la kasba des Oudaïa ; on pourra y déjeuner face à l'océan. L'après-midi, on ira en voiture à la tour Hassan, puis à la nécropole de Chellah et au musée archéologique, avant de s'accorder une promenade dans la ville moderne.
Deux jours :
Le 2e jour, découverte de la ville voisine de Salé (le matin). Puis flânerie dans les jardins exotiques de Sidi Bouknadel, d'ou on pourra poursuivre jusqu'à la kasba de Mehdia et Mehdia-Plage.
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Rabat dans l'histoire :
On trouve les premières traces de l’homme à Rabat, sur le site actuel du Chellah au VIII ème siècle avant JC. Ce sont les Romains qui ont donné le nom au lieu, qui est une déformation du mot latin Sala, premier nom donné au fleuve Bou Regreg qui séparent les villes de Rabat et Salé. Ils installèrent là un port fluvial qui disparut à la fin de l’Empire Romain.
Les tribus Berbères s’installèrent alors plus en contrebas, de part et d’autre du BouRegreg. Sur la rive droite du fleuve, sur l’éperon rocheux, est érigé par des moines-sodats, au Xème siècle, un ribat (couvent fortifié) qui donnera son nom à la ville. C’est à partir de ces ribats que les Almohades tribus berbères islamisées du Haut Atlas mènent leur guerre sainte. Ils contribuent à fortifier la Kasbah et à en faire une place forte importante.
Nous sommes alors à la fin du XIIème siècle et Yacoub El Mansour, puissant souverain Almohade, veut faire de Rabat l’Alexandrie de l’Atlantique. Il érige la Tour Hassan à l ’image de la Koutoubia de Marrakech et de la Giralda de Séville. Il fortifie la kasbah, l’entoure de deux immenses murailles percées de cinq portes.
C’est ce souverain prestigieux qui attribuera définitivement à la ville le nom de Rabat El Fath : Ribat de la Victoire.
Mais Yacoub El Mansour meurt sans terminer son œuvre et la ville perd alors de son éclat. La plus grande mosquée du monde, la Tour Hassan, n’est jamais terminée et tombera peu à peu en ruines. La fin de la dynastie Almohade amorcera le déclin de Rabat.
La kasbah restera habitée, mais perdra peu à peu sa vocation initiale. Elle n’attirera plus qu’une faune étrangère de plus en plus importante.
Parmi eux, ceux qu’on appelle les Andalous, derniers maures chassés d’Espagne au XVIIème siècle. Ces populations arabes fortement européanisées ont oublié leurs coutumes ancestrales. Pour se sécuriser, elles construisent une muraille qui coupe en deux la Médina : « le mur des Andalous ».
Rabat devient alors peu à peu un repaire de brigands et de pirates, siège de trafic en tous genres. Au fil des siècles, la ville perd de son attrait, et ne doit l’existence de son palais royal qu’à l’insécurité de la route impériale Fès-Marrakech, Rabat constituant alors pour le souverain une solution de repli.
capitale du Maroc moderne
En 1912, lors de l’instauration du protectorat français, le résident général Lyautey séduit par la ville autant que par son climat et sa position stratégique tournée vers l'Atlantique, impose au sultan Moulay Youssef de quitter Fès pour Rabat et en fait la capitale administrative du Maroc.
Les occupants français modernisent la ville tout en lui conservant son caractère mauresque. En 1956, à la fin du protectorat, Mohamed V maintient Rabat comme capitale. Son fils Hassan II, en 1961, et son petit-fils Mohamed VI en 1999, confirment ce choix, tout en alternant les séjours dans les différents palais du Royaume, selon la tradition des souverains Chérifiens, un peu partout au Maroc.
Voila comment une petite ville est devenue la capitale d’un des plus grands pays d’Afrique. Rabat est désormais devenue la deuxième agglomération du pays (plus d'un million d’habitants avec Salé de l'autre côté du Bou Regreg), siège du gouvernement, du Parlement, foyer de l’autorité royale.
Elle tire profit de son statut de capitale : c’est la mieux entretenue, la plus fleurie, et la plus cossue du Maroc. Mais c’est une ville authentique du Maroc, le contraire d’une capitale sans âme. Pour vous en convaincre, il suffit de la visiter et vous constaterez que Rabat est une ville en pleine vie, une vraie ville représentative du Maroc.






